Mase ne sera finalement pas sur G Unit Records

Mase ne sera finalement pas sur G Unit Records
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Signera, signera pas sur G Unit Records? Mase nous aura fait languir jusqu'au bout. Délaissant l'écurie Bad Boy pour s'afficher aux côté de 50 Cent et ses G Unit (il n'y a qu'à voir le clip de "Window Shopper"), l'ancien pasteur est resté longtemps indécis quant à sa décision.


A la surprise générale, Mase ne restera ni chez Bad Boy Records, et n'aura aucun contrat avec le G Unit. Il a été confirmé que le rappeur ait signé sur SRC (Street Records Corporation), la filiale d'Universal Music qui compte dans ses rangs Akon, Terror Squad et David Banner dans ses rangs.


Après pourquoi pas laisser la production de l'albu entre Diddy et 50 Cent? A voir...


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# Posté le lundi 30 avril 2007 08:37

Paul Wall "Break Em Off" ft. Lil' Keke

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiLachez vos com'ssiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
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# Posté le samedi 28 avril 2007 07:23

Youssoupha $ A Chaque Frère $

Youssoupha  $    A Chaque Frère    $

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On ne peux pas dire qu'il n'était pas attendu au tournant cet album. Youssoupha est devenu en quelques temps, avec d'autres artistes, l'incarnation de la nouvelle scène du rap français. Et comme beaucoup, il fallait donc qu'il confirme tout le bien que le public pensait de lui à travers son premier projet solo qu'il intitule donc A Chaque Frère (Bomayé Musik/Hostile Records). Son audace l'a poussé à devenir ce qu'il est aujourd'hui, mais comme souvent, ceux qui en ont trop croisent rapidement des gens qui essaient de leur mettre des bâtons dans les roues. Et ce n'est pas lui qui dira le contraire, depuis qu'il s'est vu obligé de renommer son album alors qu'en premier lieu celui-ci devait être Négritude, afin de comme il le dit dans le morceau "Rendons à Césaire...", saisir l'occase de représenter sa communauté. Un titre qui a bien sûr tout de suite tapé, en mal, dans l'½il de beaucoup de gens et il semblerait aussi dans celui de la justice française. Car Youssoupha est un rappeur conscient avec des revendications bien claires, et comme ce mot est fort de sens, presque tabou, et aborde certaines vérités qui continue de fâcher l'hexagone, ça n'est pas passé. Donc quitte à choisir entre se faire censurer ou sortir son album malgré un titre différent, le choix est vite fait.


Amis des mots dès l'age de 14ans, mis à l'étrier du micro grâce à sa rencontre avec Philo du Ménage à 3 et Diable Rouge de Time Bomb, la carrière de Youssoupha se lance vraiment en 2005 avec son street album Eternel Recommencement. On retrouve à travers ce morceau toute sa lucidité en ce qui concerne la prise de conscience de la société par rapport aux revendications textuelles menées par les rappeurs, qui restent toujours les mêmes depuis des années, et qui prouve qu'au final la situation n'a guère changé. On a d'ailleurs vu certains médias le remarquer lors des récentes émeutes, qui diffusaient certaines paroles de NTM qui expliquait déjà l'instabilité des banlieues. Un titre, qu'on retrouve dans l'album en bonus, considéré pour beaucoup comme déjà classique, car il est menée par un exercice de style original et efficace. Il fait par la suite pas mal de représentation scénique notamment la première partie du Busta Rhymes, du Blunt Show de Method Man et Redman, où il conquièrt vite les salles de part son phrasé et ses paroles intéressantes. Une longue attente s'en ai suivi avant de voir dans les bacs A Chaque Frère, la raison ? Premier album solo, donc forcément première crainte sur la perfection et sur la réalisation souhaité pour son projet, il n'est pas du genre a vouloir bâcler son travail.


La compilation Hostile 2006 voit un avant-goût de cet opus avec "Scénario" (produit par Tefa & Masta), mais ce sera avec "Ma Destinée" (produit par Madzim & Sec.Undo) qu'il s'infiltrera avec succès en boucle sur les radios. Si vous ne connaissez pas encore son parcours, ce titre le retrace de bout en bout avec détail sur une mélodie entraînante (avec une boucle de piano), toujours simpliste mais toujours aussi efficace. Youssoupha vient du Congo, et tout au long de l'album vous ne serez donc pas surpris d'entendre des références et des paroles en rapport avec ses racines. Notamment sur "One Love", sûrement le meilleur morceau et le plus fort de l'album, dans lequel il dénonce ce fléau qu'est le racisme, et dans son cas le racisme envers les noirs à travers le monde. On peut d'ailleurs à travers la magnifique instru à l'ambiance africaine de Prod Bee Gordy, entendre des parties de discours de grands leaders Noirs comme Patrice Lumumba, Martin Luther King ainsi que Malcolm X, des personnages clefs qui ont marqué l'Histoire. Des morceaux dénonciateurs, revendicateurs comme celui-la, on en attendait tout le long de son disque, mais ce n'est pas le cas et c'est bien dommage car c'est sûrement le principal défaut qui rend le moins fort. Autre point qui pourra décevoir certains auditeurs, c'est son flow, et bien qu'il soit agréable avec ses bons enchaînement de mots, il pourra sans doute agacer plus d'une personne car il devient assez monotone en écoutant l'album d'un trait.


Comme un gimmick, une marque de fabrique, Youssoupha répète sans cesse la phrase « t'avais jamais entendu de rap français ». Métaphore provocatrice qui vante les mérites de son rap, mais tout ceci n'est qu'une phrase de plus dans le monde du rap français où l'on se doit de se valoriser et d'en rajouter toujours un peu plus. Autre point fort de ce disque, le morceau "Les Apparences Nous Mentent", voix pitché, ch½urs chaleureux, production appliquée de The Soulchildren et surtout un sujet dans lequel il explique avec froideur sa méfiance vis-à-vis de ce que veux nous faire croire la société, les médias, certains rappeurs etc... Des images qu'on nous montre, des histoires qu'on nous raconte, mais beaucoup de ces choses la sont faussées et cachent la vérité. Du côté des invités, peu nombreux, on remarquera surtout son featuring avec Kool Shen qui fait le refrain pour un inquiétant "Le Monde est à Vendre", traitant du pouvoir de l'argent qui règne sur Terre. Catalogué, catégorisé par son apparence, par ce que l'on fait, Youssoupha lâche sa sueur et ses larmes pour sa passion qu'est la musique malgré les préjugés, aux côtés du chanteur Mike Génie (avec lequel il formait son premier groupe Bana Kin où se trouvait également Philo, Sinistre et Kozi).


Cet album réfléchit du dit lyriciste bantu est comme il le dit : « un album fait par un noir pour que les noirs se reconnaissent mais que tout le monde l'entende. Affirmer l'identité de sa communauté, être fier d'être noir, ça ne veut pas dire fermer sa porte aux autres. Je fais partie des gens qui pensent naïvement que noir, blanc ou arabe, on est tous en galère parce que dans le futur, on sera tous métissés. » Outre les quelques mauvaises pistes qui manque de panache comme celle avec S-Pi ou encore la rencontre avec Diam's sur "Les Meilleurs Ennemis", ce disque est correct, voit des tonalités variées ("Macadam") et surtout ses discours réfléchis souvent intéressants. Mais il peut être vu aussi ou plutôt écouté comme une petite déception aux vues de ce qu'il laissait présager. Des capacités et une meilleure finition qui, on en doute pas, seront corrigés sur son prochain album déjà prévu pour l'année prochaine.


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# Posté le mercredi 25 avril 2007 16:09

Modifié le jeudi 26 avril 2007 16:43

Buck The World

Buck The World
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Après 50 Cent et Lloyd Banks, c'est au tour de Young Buck de
revenir sur le devant de la scène avec son deuxième solo au titre provocateur de Buck The World, en comparaison avec l'expression « fuck the world ». L'Empire G-Unit commence sérieusement à s'effriter au niveau des dernières ventes, comme si leur monopolisation de tous les médias avait, enfin pourrait-on dire, fatigué l'auditeur. Il compte bien désormais sur son représentant du sud pour refaire passer le courant entre le label et l'attente des fans. Et en terme de courant il sait y faire ; bourré d'énergie il est souvent considéré comme le plus prometteur de la clique, d'ailleurs son Straight Outta Cashville avait marqué les esprits avec des titres survoltés comme « Let Me In », « Shorty Wanna Ride », ou encore « Look At Me Now » et s'est vendu à plus de 2 millions d'exemplaires sans mal. Trois ans se sont écoulés et le natif de Nashville ne semble pas avoir changé d'une ride, avec une pochette qui annonce comme le précédent, un opus à l'humeur musclé et à l'esprit bien sombre.


Et pourtant le premier single n'a
vait pas du tout cette allure là, « I Know You Want Me » est une track plutôt smooth produite par Jazze Pha, et même si l'ensemble passe bien avec sa mélodie entraînante, ce n'est pas vraiment ce à quoi l'on s'attendait. Tir rectifié instantanément pour le second single, on passe tout de suite du coq au vin, enfin du coq à l'âne vous m'aurez compris, car « Get Buck » est du genre à vous froisser la colonne vertébrale, à vous hérisser les poils de part la lourdeur de sa production et de ses trompettes obsédantes. Et celui qui se trouve derrière tout se raffut c'est encore cet artiste d'Atlanta que l'on nomme Polow Da Don et qui a récemment conçu la majorité de l'album de Rich Boy. Véritable boule de nerfs, Young Buck électrise son album avec une énergie débordante, ce qui en fait la véritable force à l'image du puissant « Buss Yo' Head » et « Clean Up Man », sur laquelle il fait toute sa démonstration de force, mais également l'inconvénient que celle-ci peut paraître lassante à certains endroits. Mais il n'a pas à s'en faire car côté entourage, il est plus que bien accompagné ; notamment sur cette mise au point qu'est « Say It To My Face » avec les inséparables 8Ball-MJG ainsi qu'un excellent couplet de Bun B, le tout orchestré par un Jiggalo (qui a été jusqu'à sampler Mozart pour en faire son propre requiem). Autre combinaison de prestige pour une track qui manque néanmoins d'enthousiasme, c'est la rencontre des « 4 Kings » avec T.I., Pimp C et Young Jeezy, pour un refrain chanté par Jazzy Pha.


Pour un album G-
Unit, ici, très peu de featurings avec les membres de la maison, seul 50 Cent y apparaît sur « Hold On » avec une bonne production signée Dr Dre, ambiance gangster des années 30. D'ailleurs les productions du docteur semblent ces derniers temps vraiment limitées et plus que posées, à croire qu'il garde toute sa magie pour la surprise de fin d'année. On le retrouve aussi à la baguette sur le peu convaincant « U Ain't Goin Nowhere » où la voix de Latoiya Williams résonne une fois de plus comme elle l'avait fait aux côtés de Busta Rhymes dernièrement. Dans le même genre de morceau, plus calme il faut plutôt remarquer et noter l'excellent duo avec le leader de Linkin Park (Chester Bennington), pour un envoûtant et prenant « Slow Ya Roll », puis « Buck the World » avec Lyfe Jennings le maître des sons planant. « I Ain't Fucking Wit U ! » a de quoi surprendre, Hi-Tek mêle toujours aussi bien les sons soulfuls à base de Gospel et de Hip Hop, où se retrouvent Snoop Dogg ainsi que Trick Daddy sur une mélodie adoucie de plus belle avec la voix de Dion mais aussi celle de Snoop qui pousse la chansonnette également. En plus de convaincre ses fans, Young Buck est récemment devenu le patron de son propre label Ca$hville Records qui a déjà vu la signature de C-Bo, pointure de la Westcoast toujours aussi puissant qu'à ses débuts, ainsi que les Outlawz, groupe formé par 2Pac en 1995 qui a perdu depuis toute sa belle allure mais qui essaie tout de même encore d'émerger.


Chez Young Buck il y a des histoires de
frics : Young Jeezy revient faire ses gimmicks sur le bien maigre « Pocket Full Of Paper », tandis que Lil Jon balance un son minimal sur « Money Good ». Mais il y a aussi des histoires de weed : « Puff Puff Pass » véritable hymne à la fumette, et qui de mieux placé que Ky-Mani Marley (Gomont haha) pouvait en faire le représentant ? Complètement obnubilé après ce morceau, on l'est encore plus lorsque l'on entend pour notre plus grand plaisir la voix du funky Kokane sur le très bon « Haters ». Pour finir en beauté, la cerise sur le gateau, Young Buck perd la boule et devient hors de contrôle sur « Lose My Mind », une track contre-pied, surprenante de voracité, tel une rock star qui hurle sa rage au micro, sur une production somme toute simpliste d'Eminem. Une belle fin pour un album qui était attendu au tournant, et qui dans sa globalité, malgré quelques points noirs, est très convaincant et semble mieux travaillé et plus personnel que son premier.

A noter
la bonus track, « Funeral Music » diss de 50 Cent envers Cam'ron, qui n'a strictement rien à voir avec l'album mais bon sûrement une stratégie de la part du label dont ils sont les seul à avoir le secret
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# Posté le mercredi 25 avril 2007 15:11

Modifié le samedi 26 mai 2007 16:33